Le e-commerce français poursuit sa progression. En 2025, il a généré 196,4 milliards d’euros de chiffre d’affaires, en hausse de 7 % sur un an selon la Fevad. Un niveau historique qui confirme la solidité du secteur… mais aussi son entrée dans une phase de maturité.
Dans ce contexte, la croissance ne se joue plus uniquement sur le marché français. Pour de nombreux e-commerçants, l’international devient le principal levier pour conquérir de nouveaux clients, diversifier leurs revenus et rester compétitifs face à des acteurs mondiaux déjà présents sur plusieurs marchés.
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ToggleL’international s’impose comme le nouveau moteur de croissance

46 % des dirigeants en font désormais leur priorité stratégique
Les ambitions des e-commerçants français évoluent rapidement. Selon la Fevad, 46 % des dirigeants placent désormais l’international au premier rang de leurs priorités stratégiques, contre seulement 29 % deux ans plus tôt.
Cette progression de 17 points illustre un véritable changement de paradigme. L’expansion internationale n’est plus un projet réservé aux entreprises les plus matures : elle devient un axe de développement dès les premières phases de croissance.
Cette évolution répond aussi à un contexte concurrentiel de plus en plus exigeant. Face à des plateformes comme Amazon, Temu ou Shein, qui opèrent naturellement à l’échelle mondiale, rester cantonné au marché français peut rapidement devenir un frein au développement.
Le commerce transfrontalier représente déjà 108 milliards d’euros en Europe
Le potentiel est considérable. D’après le rapport TOP 500 Cross-Border Commerce Europe, les ventes e-commerce transfrontalières B2C ont atteint 108 milliards d’euros en Europe en 2025.
Le cross-border représente désormais 25 % de l’ensemble du e-commerce européen, preuve que les consommateurs n’hésitent plus à acheter auprès de marchands étrangers lorsque l’offre répond à leurs attentes.
Même si les principaux acteurs occupent déjà une place importante, le marché continue d’offrir de nombreuses opportunités aux enseignes capables de se différencier.
Le développement international devient une nouvelle norme
73 % des sites français vendent déjà hors de France
Les chiffres de la Fevad montrent que l’internationalisation est désormais largement engagée.
Aujourd’hui, 73 % des sites e-commerce français vendent à l’étranger, soit 4 points de plus qu’en 2023.
Plus marquant encore, 40 % des marchands présents à l’international commercialisent leurs produits dans plus de dix pays. Une tendance qui montre que les entreprises ne se limitent plus aux marchés frontaliers, mais construisent progressivement une véritable présence européenne.
Les marketplaces facilitent les premiers pas à l’international
Avant d’investir dans un site local ou une structure dédiée, beaucoup de marchands choisissent de tester leur potentiel grâce aux marketplaces.
Ces plateformes permettent de mesurer rapidement l’intérêt des consommateurs, d’ajuster son offre et d’évaluer le potentiel commercial d’un marché sans engager immédiatement des investissements importants.
Une stratégie particulièrement adaptée aux PME qui souhaitent limiter les risques avant d’accélérer leur développement.
Bien choisir ses marchés reste une étape décisive

Tous les pays ne présentent pas les mêmes opportunités.
La Belgique, l’Espagne et l’Allemagne figurent parmi les destinations privilégiées des e-commerçants français.
La proximité culturelle et logistique facilite souvent les premiers déploiements, tandis que l’Allemagne, premier marché européen, offre un potentiel important malgré une concurrence plus intense. L’Espagne et l’Italie, quant à elles, continuent d’afficher une forte dynamique du commerce en ligne.
L’objectif n’est pas d’être présent partout, mais de sélectionner quelques marchés cohérents avec son offre et de les développer durablement.
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