Bilan FEVAD : l’e-commerce français en progression au T1 2026

29 juin 2026
ecommerce francais t1 2026

L’e-commerce français continue de progresser, malgré un environnement économique et géopolitique plus incertain.

Selon le dernier bilan de la la FEVAD, les ventes en ligne ont atteint 50,1 milliards d’euros au premier trimestre 2026, en hausse de 4,7 % sur un an. L’étude, qui s’appuie sur les transactions de plus de 150 000 sites marchands actifs, confirme ainsi la résilience du secteur après une année 2025 déjà solide.

Si la croissance reste positive, elle ralentit néanmoins par rapport au premier trimestre 2025 (+8,3 %). Surtout, les données révèlent une évolution intéressante des comportements d’achat : les volumes de transactions progressent plus vite que le chiffre d’affaires, signe que les consommateurs continuent d’acheter en ligne, mais avec des arbitrages plus marqués sur leurs dépenses.

 

Les ventes de produits continuent de soutenir la croissance

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Au premier trimestre 2026, les ventes de produits atteignent 18,6 milliards d’euros, en progression de 4 %.

Dans un contexte où le pouvoir d’achat reste sous pression, les consommateurs continuent de privilégier le digital pour leurs achats du quotidien, leurs besoins d’équipement ou encore la recherche des meilleurs prix.

Deux phénomènes contribuent particulièrement à cette dynamique.

La seconde main poursuit sa montée en puissance

Au-delà des considérations budgétaires, la seconde main répond également à une évolution des modes de consommation, avec une recherche accrue de produits moins coûteux et des pratiques d’achat plus responsables.

Cette tendance continue de soutenir l’activité de nombreuses plateformes spécialisées et des enseignes qui développent leurs propres offres circulaires.

Les plateformes internationales à bas prix accentuent la pression concurrentielle

Autre moteur du trimestre : la progression des plateformes internationales low cost. Leur promesse de prix attractifs, la largeur de catalogue et des politiques promotionnelles particulièrement agressives leur permettent de capter une part croissante de la demande.

Cette concurrence pèse sur de nombreux acteurs traditionnels et contribue à renforcer la sensibilité des consommateurs aux prix.

 

Les volumes progressent plus vite que le chiffre d’affaires

L’un des principaux enseignements du trimestre réside dans l’écart entre la progression des transactions et celle du chiffre d’affaires.

Les transactions liées aux produits augmentent de 7 %, soit davantage que les ventes en valeur. Ce décalage suggère une évolution des comportements d’achat. Les consommateurs continuent d’acheter fréquemment, mais leurs dépenses apparaissent plus fragmentées et les paniers moyens semblent davantage sous pression.

Autrement dit, l’usage du e-commerce continue de progresser, mais les arbitrages budgétaires deviennent plus visibles.

 

Les services restent en croissance, mais montrent des signes de ralentissement

Les ventes de services progressent de 5 % au premier trimestre 2026.

La croissance demeure positive, mais plusieurs secteurs ont été affectés par le contexte géopolitique international, notamment les activités liées au voyage, au tourisme et aux transports.

Ces catégories avaient largement soutenu le développement du e-commerce ces dernières années. Leur ralentissement a donc un impact direct sur la croissance globale du marché.

Les transactions liées aux services continuent pourtant d’augmenter fortement

Malgré ce contexte plus compliqué, les volumes restent bien orientés. Les transactions liées aux services progressent de 13 %, soit un rythme nettement supérieur à celui du chiffre d’affaires.

Là encore, le signal est similaire à celui observé sur les produits : les consommateurs continuent d’utiliser massivement les services en ligne, mais avec des dépenses plus mesurées.

Cette dissociation entre croissance des volumes et croissance de la valeur traduit un durcissement des arbitrages de consommation plutôt qu’un désengagement du canal digital.

 

Les grands sites e-commerce français résistent mieux que le commerce physique

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Le panel iCE100 de la FEVAD, qui suit les principaux acteurs français à périmètre constant, affiche quant-à-lui une progression de 5,4 % des ventes aux particuliers sur le trimestre.

Une performance qui contraste avec celle du commerce de détail traditionnel. Selon l’Insee, les ventes du commerce hors alimentaire et hors automobile reculent encore de 1,6 % au premier trimestre 2026, après une baisse de 1,5 % un an plus tôt.

Ce différentiel illustre la capacité de résistance des grands acteurs du e-commerce dans un environnement retail plus dégradé.

 

Tous les secteurs n’évoluent pas au même rythme

Derrière la croissance globale du marché, les performances restent très contrastées selon les catégories.

L’habillement et l’univers de la maison restent sous pression

Le meuble et la décoration progressent de seulement 1,3 %.

L’habillement affiche également une croissance limitée, à 1,5 %.

Ces segments doivent composer avec plusieurs facteurs défavorables : la montée de la seconde main, la concurrence des plateformes internationales à bas prix, et des consommateurs devenus plus prudents dans leurs dépenses.

L’alimentaire, les loisirs et l’équipement maison continuent de soutenir le marché

À l’inverse, plusieurs catégories affichent une dynamique plus favorable.

L’équipement de la maison reste porté par les besoins d’aménagement et les achats utiles.

Les loisirs continuent également de bénéficier d’une bonne dynamique en ligne.

L’alimentaire confirme, de son côté, son ancrage dans les usages digitaux récurrents, tandis que l’univers de la beauté se maintient dans un environnement devenu plus concurrentiel.

 

Le e-commerce français confirme sa résilience, mais la croissance change de nature

Les chiffres du premier trimestre 2026 montrent que le e-commerce français continue de résister dans un contexte économique plus complexe. Les ventes progressent, les transactions augmentent et le digital reste solidement installé dans les habitudes de consommation.

Plusieurs signaux méritent toutefois d’être surveillés.

La croissance ralentit par rapport aux années précédentes. Certaines catégories comme l’habillement ou l’ameublement restent fragiles. Enfin, la progression des volumes, plus rapide que celle du chiffre d’affaires, confirme que les consommateurs arbitrent davantage leurs dépenses.

Le marché ne semble donc pas entrer dans une phase de repli, mais plutôt dans une période plus mature, où la fréquence d’achat continue de progresser tandis que la valeur moyenne des transactions apparaît sous davantage de pression.

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